Nancy, hôtel de Fontenoy (4-6 rue du Haut-Bourgeois)

20115410204NUC4A : hôtel de Vitrimont puis de Fontenoy actuellement tribunal administratif d'appel. Elévation sur la rue du Haut-Bourgeois et le square Bichat. Photo Drapier, Bertrand © Région Lorraine-Inventaire général ; Reproduction soumise à autorisation
20115410204NUC4A : hôtel de Vitrimont puis de Fontenoy actuellement tribunal administratif d'appel. Elévation sur la rue du Haut-Bourgeois et le square Bichat. Photo Drapier, Bertrand
© Région Lorraine-Inventaire général
Reproduction soumise à autorisation

Construit en 1722-1723 pour Pierre Georges Le Prudhomme (ou Le Preudh’omme) comte de Vitrimont, l’hôtel porte le nom de son successeur et second propriétaire, Guy André Louis Le Prudhomme, comte de Fontenoy. Il est attribué à Germain Boffrand (1667-1754), tout comme les hôtels proches de Ferraris, des Loups, de Custine.  Elevé à proximité de l’ancien rempart de la ville, le bâtiment  se compose d’un corps principal en front de rue accosté de deux ailes latérales encadrant une cour s’achevant par des communs abritant d’anciennes écuries. Sur le côté Est, l’actuel square Bichat occupe une partie de l’ancien jardin de l’hôtel. Il fut aménagé en 1934 lors du percement de la rue des frères Henry qui a séparé le décor du mur du fond du jardin du reste de l’édifice.

La façade sur la rue du Haut-Bourgeois est percée de baies à crossettes et linteau segmentaire. Son élévation est ordonnancée selon un parti rigoureusement symétrique accentuant la travée centrale, en pierre de taille, marquée par un ordre superposé encadrant le portail orné de trophées d’armes.  La façade latérale donnant sur l’ancien jardin est traitée de façon similaire, avec un balcon central dont la ferronnerie porte la date de 1723.

L’intérieur a gardé une partie de la distribution d’origine avec l’escalier latéral et de vastes salons aménagés dans l’aile sur le jardin. Les décors (lambris, plafond, cheminée) furent en grande partie posés au milieu du 19e siècle par le marquis  Charles Louis Albert de Frégeville dont le monogramme est visible dans la cage d’escalier et les armoiries sur la niche de la fontaine au fond de la cour.

Propriété de la ville de Nancy depuis 1922, l’hôtel de Fontenoy abrite depuis 1989 la Cour administrative d’appel.